jeudi 24 avril 2025

Jean-Pierre a vu: "Lettre d'une inconnue" Max Ophüls, 1948


 

Une jeune femme (Joan Fontaine) tombe amoureuse d'un musicien (Louis Jourdan) et cela va durer 15 ans pendant lesquels il la croise sans la reconnaître. Mufle n'est ce pas.

Joan Fontaine n'est pas filmée mièvrement comme on aurait pu s'y attendre mais de façon quasi-amoureuse par Ophüls et la scène de la rencontre est merveilleuse. Les mouvements de caméra sont aériens notamment dans les scènes de l'opéra.

Le film est en flash-back puisque le musicien reçoit une lettre de cette femme qui vient de mourir (Là, Ophüls charge la barque un peu trop) et il s'aperçoit de cet amour et cela lui ouvre les yeux. Et finalement il monte dans un fiacre pour aller se battre en duel.


A voir de toute urgence. 

Jean-Pierre


Librement adapté de la nouvelle éponyme  de Stefan Zweig (1922).

dimanche 20 avril 2025

Cycle Vengeance: "Coup de tête!" Jean-Jacques Annaud, (1979) 17-04-25, au Cinéma Royal (Evian)


Troisième film de notre cycle " Vengeance ", " Coup de tête " de Jean-Jacques Annaud, est une comédie de mœurs acide qui dénonce les arrangements peu reluisants du petit monde du football. 

La vengeance est un plat qui se mange froid, mais se déguste avec élégance!
Un film mythique, avec l'inoubliable et charismatique Patrick Dewaere. 

  • L'histoire : 
François Perrin, ayant perdu sa place dans l'équipe de football de la ville, perd également son emploi et son logement. Accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, il perd enfin sa liberté. Pour peu de temps ! Car par manque de joueurs qualifiés, "la ville" le fait sortir de prison pour aider son équipe à gagner son prochain match, ce qu'il fait avec brio. Il devient le héros de la ville et met les notables dans l'embarras : que faire de lui ? Si eux s'affolent, Perrin, lui, prépare sa vengeance.
  • Le contexte: 
En 1978, un an plus tôt, c'était la coupe du monde de football en Argentine. A l’époque, c’est le dictateur argentin Jorge Videla qui tient le pays par le peur et la corruption, à coup d’assassinats, de « suicides », d’organisation de disparitions d’opposants et de répression. Compte-tenu des rapports entre football et politique mafieuse, tout a été fait pour que l'Argentine remporte la coupe. L’une des plus grosses affaires de corruption de l’histoire de la coupe du monde.

  • L'équipe: 

Jean-Jacques Annaud signe ici son deuxième long-métrage, après "La Victoire en Chantant" (1976). Boudé par le public français, récompensé par les américains (oscar du meilleur film étranger), il tient à faire ses preuves dans son propre pays.
Francis Veber est un "scénariste chevronné, grand expert de la mécanique du rire et des rouages du vaudeville", qui fait vivre sous sa plume depuis 1971 le personnage de François Pignon/Perrin, "petit homme dans la foule, plongé dans une situation impossible dont il a à peine conscience." 
Mais Perrin-Dewaere bien qu'il soit la cible systématique de cette petite ville, n'est pas si naïf. Et saura dribbler pour tirer droit au but!
Patrick Dewaere n'était pas pressenti à l'origine pour ce rôle. La Gaumont lui préférait Depardieu. Mais Jean-Jacques Annaud savait que le côté fragile de Dewaere s'accorderait mieux avec le personnage de Perrin. « Perrin est un piano désaccordé », alors que « Depardieu est un acteur de la gamme majeure ». Il lui fallait « un acteur qui sache jouer "en mineur" ».  
  • En amont:
Pendant un an, Veber et Annaud ont fréquenté le monde du football, les équipes, les supporters, etc. se documentent et nourrissent leur imaginaire de réalités qu'ils ont observées: 
- Une moitié de billet avant, l'autre après, en cas de victoire!
- "Je paye 11 imbéciles pour en calmer 800!"
Ils ont été accompagnés par Guy Roux pour toutes les scènes de football, et le match auxquels Berthier et Perrin participent est celui d'Auxerre-Troyes. Guy Roux a validé le premier but marqué par Dewaere :"On n'aura jamais une meilleure prise!" Au montage, ce même tir a été utilisé aussi pour le deuxième but.

  • Après la séance, commentée par Laurent Le Forestier.

1. Vengeance:

Le personnage de François Perrin, joué par Patrick Dewaere utilise la paranoïa pour assouvir sa vengeance. La paranoïa que sévit sur la commune de Trincamp, qui fait trembler tous les habitants, les fait vivre aussi. Ils sont les propriétés du club de foot, de l'usine, du maire... et doivent agir en conséquence s'ils veulent garder leur place, quelle qu'elle soit.
Perrin le sait. Il en a subit le système depuis sa naissance. Il est cohérent dans sa démarche, suit la morale des anarchistes, refuse la soumission des parvenus.

2. Football: du sport à la politique

Décennie marquée par de nombreuses grèves des joueurs de football, elle révèle les conditions malsaines qu'impose ce sport si populaire. Les joueurs ont tous un contrat qui les lie de façon servile à leur club, à vie. Michel Platini réagira efficacement du fait de sa notoriété. On retiendra de lui l'injonction: "Rendons le foot aux footballeurs!"

Alain Godard, scénariste et ami de Annaud, eut l'idée du film en suivant l'épopée du modeste club régional breton "En Avant Guingamp"  en Coupe de France en 1973.  Le nom Trincamp a été trouvé par le réalisateur pour faire le rapprochement avec Guingamp. Sous la pression de Gaumont, Annaud accepte de laisser Veber reprendre le scénario pour en parfaire les dialogues et la construction.

C'est donc bien un parti pris politique qui anime les auteurs de ce film. Et tout le montre.

" J'ai réussi à être le dernier à Trincamp. Avec un peu d'ambition, j'arriverai à être le dernier à Paris.", dit-il avant de quitter la ville qui le chasse, une première fois, en lui retirant toute place sociale.

Car il sera chassé une deuxième fois. Jeté en prison.

Et enfin une troisième fois, avec le désir de l'y remettre. Pourtant cette troisième fois ne verra pas s'accomplir la finalité qui était programmée . C'est là que Perrin assouvira sa vengeance en inversant les rôles, et en jouant du talon d'Achille des habitants de Trincamp, gouvernés par la peur.

Emmanuel Carrère a dit: "Le foot est très populaire. Ici, c'est un milieu détestable." 

Le football n'a pas souvent été le fond d'un film de cinéma. En 1984, Jean-Pierre Mocky réalise "A mort l'arbitre!" où des gens s'enflamment et utilisent le football pour leur réussite personnelle. Même combat... 

Un parti pris du film donnant à réflexion... 


3.  Scénario et mise en scène

Le scénario de Francis Veber se construit ainsi, par la reprise de scènes récurrentes, avec une légère variation à chaque fois: la scène du poids lourd qui prend Perrin en stop étant la plus évidente. Mais aussi celle du serveur qui apporte les verres, celle de la prison... C'est un langage, une signature qui rythme la mise en scène de Jean-Jacques Annaud avec humour, et satire. On prend la première reprise avec amusement, la deuxième insiste sur le côté insolent et absurde, rebelle et décidé, raisonné de Perrin, de sa vengeance, la troisième (si troisième il y a) savoure, avec ironie.

 La direction des acteurs, qui jouent ces personnages ridiculisés par l'aplomb de celui qu'ils ont banni, est renforcée par la reconnaissance des plans qui marquent le retournement des situations, souvent portées au paroxysme de l'absurdité. Les simples pions dont Perrin se joue en ont le vertige (le garçon d'étage, les conducteurs de poids lourds...) 


4. Personnages, acteurs, actrices:

    Le jeu de Patrick Dewaere et sa personnalité, qui passe de la douceur, la soumission apparente, à la violence, l'état survolté, répond au souhait de Jean-Jacques Annaud : travailler avec un comédien qui sache déstabiliser par la variété des registres visités, surprendre les spectateurs et les acteurs eux-mêmes. Lors de la scène du banquet, scène très improvisée, Dewaere a terrorisé tout le plateau par son explosion de colère. Il joue avec subtilité, avec tout son corps, avec son regard. Chacun de ses mouvements dit quelque chose de son personnage. 

    Robert Dalban joue le seul vieux "footeux" intelligent. On se prend de sympathie pour lui qui parle à Perrin avec gentillesse, tendresse même, quand tous les autres  le traitent avec mépris. Le comique de son jeu est fin, il joue avec l'expression, le regard, le sourire, le corps. Il n'a pas beaucoup de dialogue, mais ses mots sont choisis avec simplicité et justesse.

    Hubert Deschamps, le directeur de prison, joue de façon assez improvisée. La scène du retour de Perrin en devient absurde, car tout est renversé: le prisonnier libéré qui veut absolument réintégrer la prison, le directeur qui s'y oppose, le condamné qui s'accroche à la porte, le directeur qui le met à la porte. Le dialogue est également savoureux d'incohérence, et chacun joue son rôle à merveille.

    Jean Bouise a obtenu, pour son rôle de président du club de football et patron de l'usine, le prix du meilleur second rôle. Il fait vivre son personnage par de petites choses, des petits gestes. Il joue un être intelligent mais règne sur son royaume comme sur une cour de serfs vils et serviles qu'il maîtrise et méprise au plus haut point. Imperturbable, manipulateur, il finit par être manipulé, poussé dans ses retranchements, acculé, par celui qu'il croyait écraser. Comment ne pas être plus perturbé?

    Claude Gros, le garçon d'étage (et supporter au début du film), campe un personnage caricatural qui se prête tout à fait à la mécanique comique des scènes qu'il anime. Soit on grossit le trait, soit on réduit le personnage à une silhouette que l'on fait valser comme une balle de ping-pong perdue. D'abord enjoué, il est ensuite inquiet, puis totalement terrorisé... et c'est très drôle!

    Les rôles de femmes "d'intérêt" font partie de la haute société (Mlle Lefèvre / France Dougnac, et Mme Sivardière/Corinne Marchand), comprennent les situations et s'en amusent. Les autres sont insignifiantes et reléguées à une condition bien réductrice (Marie/ Dorothée Jemma), voire ridicules (les épouses).

A la fin, les deux victimes s'associent: Perrin, victime de la société, et Mlle Lefèvre, victime de l'agression. Elle est la seule à lui donner une échelle, et c'est  pour qu'il descende la rejoindre vers la vengeance et la liberté. 


5. Image et son:

Jean-Jacques Annaud est un homme de cinéma. Il vient de la publicité où il a appris à soigner l'image, son esthétique. Ici, peu d'effets visuels. Mais une qualité plastique  certaine: le film débute par 3 scènes aux panoramiques verticaux descendants, rappelant ainsi la verticalité de l'échelle sociale (échelle que l'on descend le long de l'immeuble!)

La musique est de Pierre Bachelet. On l'entend chanter une sorte d'hymne du club de Trincamp, tandis que celui-ci défile. La musique s'arrête, puis il siffle, et on entend la voix off.  Les chants émanent de la foule, ils sont réalistes. Quand Bachelet siffle, la dimension est différente, intérieure, ce que nous confirme la voix off.

    La première scène 

La scène où Perrin travaille dans la rue avec les éboueurs est très poétique, tant par son sens, l'utilisation du son off, le choix des mots) que par son esthétique. Ce passage laisse un souvenir façon film noir, dont "Coup de Tête" semble emprunter le genre. A la fois très noir, il reste une comédie. C'est une fable, une satire sociale. 

"J'ai voyagé dans toute l'Afrique, sans carte d'identité. Juste avec ma carte de chômeur." Voix off de François Perrin. Poésie assez sombre, teintée d'humour encore. Satire sociale, toujours.

Le son a son importance dans plusieurs scènes . Celle de la chambre avec le garçon d'étage qui revient pour la troisième fois: on ne voit pas le serveur qui tremble, mais on entend les verres s'entrechoquer! Celle de l'agression de Mlle Lefèvre: c'est parce qu'on ne reconnait pas la voix de Perrin que l'on sait qu'il est innocent. Celle de Perrin marchant sur le bord de la route: on entend une voiture arriver, en son off, on croit que c'est la police, il s'agit de la voiture de Mlle Lefèvre. Celle où le Président du club et ses sbires ramènent Perrin à la prison :"Ok! mais alors discrètement..." Tout semble calme et discret, mais la caméra panote et on découvre la foule des supporters en même temps que le vacarme s'amplifie... 

Les exemples ne manquent pas! 

    La scène finale

Rappel de la scène initiale, parade de la victoire, commentée par la voix off de Perrin-Dewaere. Il était alors assis sur la voiture conduite par les dominants, qu'il écrasait, traversant la foule des dominés qui l'acclamaient. 

Dans cette dernière scène, il remonte la même rue, à pieds, glaçant de peur tous ces mâles dominants, réduits à néant. Il ne leur fait rien, il avance. C'est sa vengeance. Sa vengeance qui se teinte de couleurs douces lorsque que la foule des "dominés" se transforme en farandole amicale. Elans de sympathie, de reconnaissance, humaine. C'est sans doute là, sa vraie vengeance. 



samedi 12 avril 2025

After Nanars!

 



Merci à Tania et Guillaume pour cette soirée réussie!
 
Nous étions 22 à découvrir les bandes annonces dénichées par Tania, à visionner deux navets qui finalement étaient effectivement des nanards. Sourires attendris, soubresauts joyeux et rires aux éclats...une véritable escalade délirante!

Un premier film, "Plan 9 From Outer Space" mêlant vampires, morts-vivants, secousses aériennes, soucoupes volantes,  polar (mauvais bien sûr!), annonce de fin du monde et morale de bas étage! Et Dieu dans tout ça? Créateur de l'Univers, même les extra-terrestres croient en lui!... Faux raccords à gogo, décor en carton pâte, personnages inutiles, figurants joueurs: qui s'est le plus amusé?
 
Petite pause gourmande, rafraîchissante, et riche en retrouvailles, nouvelles rencontres, échanges de cinéphiles réjouis, etc. autour d'une table bien garnie de petites victuailles et d'une sélection de livres et dvd sortis de la malle aux trésors de nos animateurs passionnés!

Retour en salle et Super Quiz élaboré par Guillaume: même les plus novices y trouvent leur compte! Références insoupçonnées, surprises des réponses révélées. Ambiance adéquate!

Deuxième film "Starcrash: le choc des étoiles". "Starwars: la Guerre des étoiles" n'est pas loin. "La Planète des Singes" non plus! Et même "Metropolis"!  Les références fusent! 
Stella Star en Barbie brune et Ken frisé au sourire-dentifrice, costumes à ravir (Stella Star condamnée aux travaux forcés en "maillot de bain" noir et cuissardes à talons, ça vaut le détour!!!), scénario léger, léger, parfait pour s'envoler "vers l'infini, et au delà!!!"

La nuit des nanars n'était pas si longue. Et si on recommençait? Affaire à suivre!

mercredi 2 avril 2025

Evénement: Nuit des Nanars! Vendredi 11 avril 19h au Cinéma Royal

 🙊

 *Envie de savoir ce que sont les Nanars sans jamais avoir osé le demander?

🙈

 *Curieux de découvrir ce qui fait tellement rire les zozos en délire?

 🙉

 *Impatients de revoir les films cultes qui bousculent les codes occultes?

 

Alors vous êtes prêts pour la Nuit des Nanars!

 

📽Deux films, deux perles🎞 de ce genre incongru, 💥

👾🎓Des échanges orchestrés🎭 par nos experts préférés!👽🎩

🍸Un verre offert et de quoi se rassasier🍕🍬🍰😋

💎Des livres et DVD à consulter👀

🎆🌎🎇Tout un univers recréé!!!💥🎈🎉

 

Rater un film c'est tout un art, ne soyez pas en retard!!!

📅 Vendredi 11 Avril: 

⏰Début des festivités à 19h,

⏰ Départ du 🎪Cinéma Royal de Cendrillon et des ses invités à Minuit,  🕛 

                                                                             💫   avant que la soucoupe ne se soit transformée!  🎃

 

mercredi 26 mars 2025

Concours: "5 mn Pour Ton Grand Film": Bande Annonce et Règlement du concours


Merci à Sonia Laden pour la création du visuel du concours
.

A.Bande-Annonce 5mn pour Ton Grand Film 2nde édition

Générique de "Rocky Suédé", Aaron Prowalski, 


 

Notre concours de courts-métrages amateurs lançant sa troisième édition, nous vous offrons un petit florilège d'extraits de ceux ayant déjà concouru. Serez-vous parmi les prochains? 

  • Les lauréats de la première édition, juin 2023:

Grand Prix du Jury: Aaron Prowalski pour "Rocky Suédé", d'après "Rocky", série cinématographique de Sylvester Stallone (1976-2023)

Prix Mike et Jerry: Simon Charmot pour "L'Eau Chaude", d'après "La Soupe aux Choux", de Jean Girault,1981.

  • Les lauréats de la seconde édition, juin 2024:

Grand Prix du Jury: Simon Charmot pour "Les Casseroles", d'après "Les Choristes", de Christophe Barratier, 2004.

Prix Mike et Jerry: Mélodie Bal pour "Midsommar", d'après "Midsommar" de Ari Aster, 2019.

Prix Culottes Courtes: L'accueil de loisirs de la Maison Pour Tous Evian pour "Les Temps Ultra-Modernes", d'après "Les Temps Modernes", de Charlie Chaplin, 1936.

Dans cette bande annonce, vous retrouverez des extraits des films :

  1. "Qui va gagner ?", Lisa Paccard. D'après "Super Mario Bros, le film" de Aaron Horvath et Michael Jelenic, 2023. 
  2. "Ce n'est parce qu'on se croit le plus fort qu'on l'est", Elliot Paccard. D'après "Godzilla" de Tomoyuki Tanaka, 1954. 
  3. "Les Temps Ultra-Modernes", L'accueil de loisirs de la Maison Pour Tous Evian. D'après "Les Temps Modernes", de Charlie Chaplin, 1936. .
  4. "L'Agent, une série documentaire",  Raphaël Asseray. D'après "Astérix, Mission Cléopâtre".
  5. "Microcosmos, le peuple du jardin",  Elisabeth Charmot. D'après "Microcosmos, le peuple de l'herbe" de Claude Nuridsany et Marie Pérennou, 1996.
  6. "Midsommar", Mélodie Bal. D'après "Midsommar" de Ari Aster, 2019.
  7. "Much Ado About Nothing", Mathilde Vergori. D'après "Much ado About Nothing", de Kenneth Branagh, 1993.
  8.  "Poulp Fiction", Aaron Prowalski. D'après "Pulp Fiction" , de Quentin Tarantino, 1994.
  9.  "Shutter Island revisited", Léa Fridégéri, d'après "Shutter Island", Martin Scorsese, 2010.
  10.  "Les Casseroles", Simon Charmot, d'après "Les Choristes", de Christophe Barratier, 2004.

Et vive le cinéma!


B. Règlement du concours de courts-métrages amateurs
« 5 mn pour Ton Grand Film » - Evian 2025


Article 1. Organisateurs

L’Association Silencio Club Ciné, en partenariat avec le Cinéma Royal et

La Maison Pour Tous Evian, organise  un concours de courts-métrages amateurs.

Article 2. Objet du concours de courts-métrages amateurs

L’objet du concours de courts-métrages amateurs est la réalisation d’une œuvre vidéo originale  non professionnelle selon les conditions définies plus loin (article 4).

 Article 3. Accès au concours

  • Le concours est ouvert à tous et toutes, ama-teurs-trices, avec des connaissances en audiovisuel ou non.
  • Une seule participation par individu (même nom, même adresse postale et/ou même adresse de courrier électronique) est admise. 
  • Les participant-e-s déclarent avoir pris connaissance et accepter le présent règlement qui s’impose à eux-elles.
  • Les participant-e-s peuvent concourir par équipe, mais dans ce cas, les prix ou lots éventuellement gagnés devront être partagés par l’équipe.
  • Les participant-e-s individuel-le-s mineur-e-s devront fournir une autorisation parentale à concourir, datée et signée.

Article 4. Principe du concours

    • Les participant-e-s doivent réaliser un court-métrage de 5 minutes maximum, générique inclus, faisant référence à un film en particulier, identifiable, du choix du-des candidat-e-s : reprise d’une scène bien précise, résumé de l’œuvre originale, bande-annonce.
    • La participation au concours est gratuite. 
    • Un bulletin d’inscription est obligatoire et disponible sur demande à concours.cine.silencio@proton.me 
                    ou bien auprès d’une des deux instances partenaires :

  • Cinéma Royal, 12 rue Bernard Moutardier – 74500 Evian
  • Maison Pour Tous Evian, 4, avenue Anna-de-Noailles – 74500 Evian
    • La date limite de dépôt des candidatures et des films est fixée au 31 mai 2025. 

Article 5. Règles à respecter et conditions techniques

  • Le court-métrage sera réalisé dans des conditions artisanales. 
  • Pour les scènes reprises, le jeu des acteurs-trices pourra être plus ou moins fidèle aux originales. 
  • La réalisation d’un film d’animation, d’un stop-motion ou de tout autre type de forme de mise en scène est acceptée.

Une grande liberté est donc laissée sur la forme, mais pour rappel, afin d’être pris en compte,   les films présentés doivent être des créations personnelles, faire référence à un film de fiction existant et respecter les règles suivantes :


1. Les vidéos ne doivent pas :

  • être à caractère violent, pornographique, raciste, pédophile ou portant atteinte aux mineurs,

  • être à caractère diffamatoire, injurieux, calomnieux à l’égard de tiers, personnes physiques ou morales,

  • porter atteinte à la vie privée et au droit à l’image de personnes susceptibles d'être identifiées au sein des vidéos,

  • d’une manière générale, être contraires à la règlementation et aux législations en vigueur 



2. Les vidéos doivent :
  • avoir une durée de 5 minutes maximum, générique inclus.

b. Format :

  • Les courts-métrages doivent être réalisés dans un format HD numérique usuel (AVI, mp4...) afin de pouvoir être projetés au Cinéma Royal sur grand écran et comporter une bande son. 
  • Le format du film doit être spécifié sur le bulletin d’inscription. Le film sera livré sur une clé USB ou sur un support type DVD.

c. Musique additionnelle:

        Les réalisateurs-trices utilisant de la musique doivent s'assurer qu’elle est bien libre de droit ou avec autorisation spéciale.

d. Dossiers complets à déposer pour acceptation de candidature :

  • Les candidatures dont les dossiers seront renseignés de façon incomplète ou non-conforme ne seront pas prises en compte (manque du nom de la vidéo, du nom des participants, noms illisibles, coordonnées incomplètes ou illisibles, etc.)
  • Toute vidéo ne répondant pas à ces critères sera écartée du concours. La décision du refus d’une vidéo est du ressort de l’appréciation  souveraine des organisateurs et n’est susceptible d’aucun recours.

Article 6. Récompenses

                Prix

  • Lors de la séance spéciale du 14 juin 2025, les vidéos retenues par le jury seront projetées, les noms des lauréats annoncés et les prix décernés. Le cinéma Royal se réserve le droit de diffuser à certaines séances certaines vidéos sélectionnées.
  • Un jury composé de membres de membres de l'association, de personnalités et de professionnels de la communication, du cinéma et de l'image, etc. attribuera 3 prix distincts:  

- le Prix du Jury, récompensant l’œuvre ayant ayant fait preuve de la meilleure qualité narrative, esthétique, technique .

- le Prix Mike et Jerry, récompensant l’originalité, l’inventivité, la créativité de son(ses) auteurs(trices).

- le Prix Culottes-Courtes, récompensant le meilleur film réalisé par un(des) enfant(s).

            Dotations du concours de courts-métrages amateurs (à titre indicatif) :

  • Un bon d’achat dans un magasin de l’association Evian Commerces.
  • le Cinéma Royal d’Evian récompense pour sa participation chaque candidat (ou groupe de candidats), vainqueur ou non, par deux places à une séance de son choix.

Article 7. Conditions d’envoi des vidéos

  • Les vidéos, sur clé USB ou support DVD, sont à envoyer ou à déposer au plus tard le

31 mai 2025 à l’une des adresses suivantes :

- Cinéma Royal, 12 rue Bernard Moutardier 74500 Evian

ou

- MPT Evian, 4 avenue Anna de Noailles 74500 Evian

  • Les vidéos ne peuvent pas être envoyées par voie électronique.
  • Les organisateurs du festival ne peuvent être tenus pour responsables en cas de perte, vol ou dégradation des envois.

Article 8. Autorisations

  • Les participant-e-s s’engagent à se conformer aux lois et règlements en vigueur, à respecter les droits des tiers et les dispositions du présent règlement. Chaque participant accepte que sa vidéo soit diffusée par les organisateurs. Les droits d’utilisation sont cédés par les participants aux organisateurs sans limite de temps.
  • Les participant-e-s s’engagent à se comporter avec fair-play et notamment à reconnaître et garantir :
- être le-s seul-e-s et unique-s auteur-trice-s de la vidéo fournie,
- n’avoir fait dans la vidéo aucun emprunt ou aucune contrefaçon relative à des oeuvres protégées existantes et, de manière générale, d’éléments qui portent atteinte aux droits de la propriété intellectuelle ou aux droits de tiers notamment au titre du droit d’auteur, du droit des marques ou du droit à l’image des personnes ou des biens.

  • Les participant-e-s veillent notamment à recueillir l’autorisation de tout tiers dont l’image est mise en avant dans le court-métrage.
  • Les gagnant-e-s acceptent que leurs noms et leurs photos ou celles de leurs équipes soient diffusés sur l’ensemble des supports médias des organisateurs (site web, Instagram, Facebook, Twitter, blog … via ordinateur ou mobile).
  • S’agissant des œuvres présentées pour le concours, il n’est fait aucune restitution des œuvres envoyées. Tous les supports adressés à l’organisateur sont considérés comme donnés par leur auteur. Par conséquent, il ne peut être demandé aucune indemnité de quelque nature que ce soit. Tout auteur renonce par sa participation à tout recours envers l’organisateur.
  • L’organisateur peut effectuer toutes les modifications et/ou transformations techniques qu’il désire sur une œuvre reçue dans le seul but de faciliter la réutilisation de celle-ci (compression des images, transformation du format de fichier, numérisation...) et pour cela, l’auteur de la vidéo ne peut demander aucune indemnité sous quelque forme que ce soit.

Article 9. Responsabilité des organisateurs

En cas de force majeure, si des circonstances exceptionnelles l’exigent ou si le

nombre de participants est trop bas, les organisateurs se réservent le droit :

  • d’écourter, de proroger, de modifier ou d’annuler le concours, 
  • de remplacer tout lot gagné par un lot de nature et de valeur équivalente.